Du passé au présent vers l’avenir partie 3 : l’avenir

Rédigé par sur 05/02/2020

Du passé au présent vers l’avenir

Partie 3 : Et demain ?

Vaste question qui est posée aujourd’hui à la communauté humaine : Quel visage aura le monde de demain ? Les hommes vont-ils continuer à se déshumaniser en vivant comme par le passé ou vont-ils se mettre en chemin pour construire leur humanité ? La réponse se trouve en chacun des hommes, individuellement et collectivement.

Individuellement, chaque individu est amené à chercher au plus profond de lui pourquoi il est sur cette Terre et ce qu’il a à y faire. Il ne s’agit pas d’un simple développement personnel où les plaisirs et les désirs seraient le fil conducteur. Il est invité à aller à la rencontre de quelque chose en lui qui le dépasse, qui le pousse à aller dans cette direction, comme un besoin, comme une nécessité.

Pour y parvenir, un double mouvement doit s’opérer. Dans un premier temps, l’individu se centre sur lui pour aller à la rencontre de lui-même, apprendre à se connaître lui permettant de trouver et de développer son potentiel, ses compétences et ses connaissances. Cette phase lui permet de forger son identité, son individualité, ce qui le rend unique sur Terre. Mais tout ceci n’a de sens que si ces acquis ne servent pas qu’à lui. Pour s’accomplir pleinement en tant qu’être humain, il doit offrir ses acquis au service d’autrui. C’est ce double mouvement « antisocial et social » qui permet à l’Homme de tendre vers la liberté en se manifestant par des actes que nous accomplissons par aimons pour soi et pour autrui.

Mais la liberté ne peut se conjuguer seule. Pour y parvenir, l’engagement, le sacrifice et la responsabilité sont des éléments incontournables.

Aller sur le chemin de la liberté présuppose de s’y engager pleinement. Ce n’est que par le développement de la volonté et du courage que les choix peuvent devenir réalité, qu’un projet peut s’incarner. Plus on s’engage réellement dans un projet qui est juste pour soi et pour les autres, plus les obstacles s’effacent pour faire place à des idées qui aident à réaliser son objectif.

S’engager dans un projet demande de faire des choix. Qu’est-ce qui est de l’ordre de l’important et du secondaire ? Qu’est-ce qui donne du sens à mon existence ? C’est à partir de ces réflexions que des choix peuvent s’opérer. À l’inverse, cela reste du rêve, de la théorie. Pour que cela devienne réalité, il est nécessaire d’agir concrètement, de s’y « con-sacrer » pleinement. Cela suppose de renoncer à toute autre chose secondaire pour diriger ses forces de volonté sur ce qui est, pour soi, le plus important, c’est-à-dire « sacré ». Tel est le sacrifice.

Chaque acte réalisé par un individu laisse une empreinte sur Terre. L’homme ne peut s’en dessaisir, il en est comptable. Il s’inscrit dans sa propre biographie comme une mémoire qui a des répercussions pour lui et parfois pour autrui. Chaque individu doit éveiller sa conscience et réfléchir à ses actes avant d’agir. Il doit se comporter en être responsable et assumer pleinement les conséquences qui en découlent.

L’Homme de demain est celui qui prend sa vie en main pour s’accomplir tout en participant à la vie de la communauté en œuvrant pour l’autre avec amour.

Mais l’homme ne vit pas seul. Il fait partie d’une communauté d’individus qui s’organise et se donne des règles pour vivre ensemble. Or, les règles actuelles qui émanent du passé sont devenus obsolètes.

Les idéologies qui régissent encore nos sociétés montrent leur inefficacité à répondre aux besoins humains et aggravent les maux au sein de la communauté humaine. Elles contribuent à nourrir la violence, le refus de l’autre, la haine, l’exclusion, la destruction…. Elles divisent au lieu de rassembler.

Comment trouver le chemin qui conduit à une société où la diversité et la complémentarité de chaque individu constitueront la richesse de l’Humanité ? C’est par l’apport de chaque personne que pourra émerger de nouvelles règles de vie où chaque humain trouvera sa juste place.

Pour y parvenir un nouvel organisme social doit naître. Trois questions paraissent importantes à se poser :

  • Comment parvenir à une vie économique où l’égoïsme laissera place à une fraternité au service de tous ?

  • Comment parvenir à une vie juridique et sociale permettant à chaque individu de la ressentir comme étant juste, bon et équitable ?

  • Comment parvenir à une vie culturelle permettant à chacun de développer son potentiel intérieur et sa créativité en toute liberté ?

Cette nouvelle conception du vivre ensemble ne se construira pas à coup de programme ni de planification. L’Homme n’est pas un robot que l’on programme. Il est un être vivant capable de penser, de ressentir et d’agir.

Elle trouvera son chemin en s’ouvrant à l’autre, en établissant de nouvelles formes de relations humaines qui reposent sur l’écoute, l’expression et la compréhension de l’autre. Des relations humaines qui fédèrent, qui relient, qui se nourrissent de l’apport des autres.

La communauté humaine construira son humanité que si elle parvient à faire en sorte que le JE et le NOUS, l’Individu et la Communauté parviennent à se nourrir mutuellement.



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