Du passé au présent vers l’avenir partie 1 : le passé

Rédigé par sur 04/07/2020

Du passé au présent vers l’avenir

Partie 1 : C’était hier !

Un mot utilisé par la génération actuelle caractérise bien cette période : trop ! Trop beau, trop bien, trop…mot souvent employé à contresens de ce que les jeunes veulent exprimer.

Ce mot, fait-il partie des nombreux autres signes donnés et non entendus par une majorité de citoyens, d’élus et de gouvernants ?

L’Humanité vit dans ce trop : trop de violence, trop de haine, trop de gâchis en tout genre, trop de pollutions, trop de pesticides, trop de malbouffes, trop de misère, trop … La liste est longue !

Le trop signifie un excès, un abus. L’Homme a été excessif dans son comportement vis-à-vis de la nature en l’ignorant, en pensant pouvoir la dompter. Il a voulu épuiser toutes ces richesses offertes : il en a abusé !

Ce trop évoque aussi des comportements extrêmes. Le « toujours plus » plonge certains dans une insatiabilité. Le dernier smartphone, une tv toujours plus grande, toujours plus de débit internet ou d’un réseau de téléphonie de plus en plus puissant… Cela conduit à consommer de plus en plus, à acheter de plus en plus, à jeter de plus en plus vite…provoquant trop de déchets et d’épuisement de ressources naturels. Des comportements individuels qui agissent égoïstement pour combler un vide intérieur.

Cette course au plus, au trop de…, amène à des politiques commerciales extrêmes. Une partie des entreprises sont guidées par l’augmentation constante du gain considérant l’homme pour un pion économique n’hésitant pas à le jeter après usage et usure comme un mouchoir en papier. La boulimie à l’argent conduit à la déshumanisation de l’être humain.

Ce trop est le reflet d’une société d’êtres humains qui ne sait plus donner du sens à leur vie. Une vie vide de sens. Les repères du passé sont obsolètes et ceux de l’avenir ne sont pas encore perceptibles pour un grand nombre de personnes. Face à cette difficulté, ils choisissent la voie de la facilité. Ils plongent dans le matérialisme en se nourrissant d’objets inutiles pour tenter de combler un vide. En vain ! Un objet ne peut remplacer la chaleur humaine, la relation humaine. Un objet ne peut nourrir un esprit, apporter de réels sentiments. C’est un ressenti éphémère qui, à l’image de l’enfant qui reçoit bon nombre de cadeaux à Noël, trouve une excitation sur l’instant mais qui s’évapore très rapidement car ne correspondant pas à ses besoins.

Ce modèle de société est plongé dans un triple déséquilibre ne permettant pas de progresser dans son humanité :

  • un déséquilibre provoqué par une pensée unique empêchant toute ouverture d’esprit pour se nourrir d’idées nouvelles.

  • un déséquilibre social ne permettant plus d’être dans des relations justes entre individus.

  • un déséquilibre économique empêchant la fraternité de s’incarner dans les échanges entre les individus.



Commentaires
  1. Chrystel   sur   04/07/2020 at 18 h 21 min

    Je partage tout à fait vos opinions. Assez du trop, du toujours plus, l’humanité va peut-être développer son sens de la valeur de l’humilité! En tout cas il faut espérer!

    • Didier Gusse   sur   04/07/2020 at 18 h 32 min

      Bonsoir Christelle,
      Je vous remercie pour votre commentaire. Puisse vos paroles être entendues pour que cette période soit un éveil de la conscience pour cheminer vers une autre conception du vivre et de l’être tant dans notre relation à la nature et entre les individus….
      J’espère que les deux autres parties du texte que vous recevrez prochainement nous permettront de continuer cet échange entre nous…
      Belle soirée
      Prenez soin de vous
      Didier

  2. Didier S.   sur   04/10/2020 at 23 h 41 min

    Salut Didier,
    J’adhère et en même temps, c’est un trait (jusqu’à présent) très (trop ?) humain : ce besoin d’excès pour redescendre sur Terre.
    Tant que certains ne s’appliquent pas de limite, pourquoi s’arrêteraient-ils ?
    Le mythe d’Icare en est la parfaite illustration !
    Porte-toi bien, Didier.

    • Didier Gusse   sur   04/15/2020 at 9 h 21 min

      Bonjour Didier,
      Merci pour ta contribution
      L’Homme cherche encore à trouver son humanité… cela passe par des excès, des extrèmes, jusqu’à , un jour, trouver l’équilibre lui permettant de trouver son centre…
      Prends soin de toi
      Didier

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